Test de l’imprimante 3D Creality CR-6 SE

Salut à tous ! Enfin !! Hé oui c’est vraiment ce que j’ai envie de dire, vous étiez nombreux à nous le demander, mais ça y est : Creality est enfin sur Nozzler, et pas pour n’importe quelle machine ! non Pour le test de la Creality CR-6 SE, celle qui a déchaîné les posts, celle qui a fait le buzz par sa campagne de Kickstarter (je ne reviendrai pas sur cet aspect de lancement de la machine), soutenue à grand renfort de coups de com’ habilement répandus par la marque sur tous les supports relatifs à l’impression 3D, je suis particulièrement content qu’enfin Creality nous fasse confiance et nous reconnaissent maintenant comme légitime.

1- Présentation :

Je vous dirai en intro que la CR-6 SE n’est autre qu’une mouture sur-vitaminée du plus gros succès commerciale de Creality : le Ender 3V2 (déjà un upgrades de la Ender 3 …), tellement sur-vitaminée qu’elle a donc mérité une nouvelle appellation de CR-6 SE. OK une fois qu’on a compris ça, je dois quand même vous faire une confidence chers Nozzler’s Makers : j’ai kiffé grave sur cette machine. Il y a des petites imperfections, mais le niveau de recherche et développement est vraiment digne de Creality !

La CR-6 SE nous propose un volume d’impression de 235x235x250, un mode de nivellement automatique du bed innovant, une poignée de transport en acier, un support bobine rétractable, un plateau en verre type Ultrabase, un détecteur de fin de filament, un double Z synchronisé, deux systèmes de tensions des courroies sur X et Y, un tiroir à outils ( j’adorreeeee ), une carte mère 32 bits Creality 4.5.2 avec drivers moteur type 2209, le tout agrémenté d’un bel écran tactile rapide et précis. Une nouveau kit hotend innovant et un extrudeur s’inspirant du Titan mais en mode revisité et propriétaire. Côté Firmware, c’est du Marlin à la sauce Creality.

Pour un prix se situant autour de 300-350 euros neuve, à savoir cependant que vous pouvez trouver des versions reconditionnées et révisées chez Comgrow autour de 170 euros.

2 – Première nouveauté : le nivellement : 

Pour le nivellement automatique du plateau, Creality n’utilise pas de système du type BL-Touch, TouchMi etc. Non, il s’agit d’un système piézoélectrique.
Qu’est-ce que ça signifie :  la hotend est fixée à une première plaque celle-ci fixée à une autre plaque légèrement plus grande, le tout relié à la tête d’impression. Je vais essayer de faire simple : Lors de la procédure de nivellement, la tête d’impression vient toucher le plateau, la résistance qu’elle rencontre alors provoque une modification de la résistance électrique du capteur piezo ce qui a pour effet de déclencher le capteur et la mesure est enregistrée. Simple non ?
La procédure de leveling se répète sur l’ensemble du plateau ce qui permet d’avoir une première couche qui prend en compte tous les défauts de la surface. Couplé à l’option de pouvoir ajuster en live la hauteur du Z.
Résultat : vraiment efficace ! Je n’ai eu aucun problème d’adhérence au bed de tout le test. Ce système marche très bien, je n’ai fait qu’une seule fois la procédure puis je n’y ai plus jamais touché.

À l’heure ou j’écris cet article, on trouve maintenant, comme quasiment dans toutes les marques, la hotend en vente, soit toute montée, soit en pièce détachée, le tout pour 30 euros.

3 – La HOTEND : 

Là on a un premier “défaut”, le tube PTFE du bowden n’est que de qualité médiocre. Un Carpicorn, résistant mieux aux températures plus élevées et avec une meilleure durabilité sera rapidement à mettre en place. Mais c’est un détail.

Le Heatbreak de la tête me fait penser un peu à celui de la mosquito, percé de larges évents pour améliorer la dissipation de la chaleur. Le design de la tête est bien pensé.

La partie chauffante est habillée d’une chaussette en silicone. Et une petite Led bleue permet d’éclairer la zone d’impression, elle s’allume et s’éteint sur demande depuis l’écran de contrôle.

Toute la connectique se fait par une nappe fixée avec un système auto-fermant. Point faible encore ici, la nappe prend une déformation importante sur un pli plus qu’inquiétant. C’est une des premières upgrade à imprimer, sur Thingiverse un support de fixation de cette nappe vient améliorer le tout.

4 – Deuxième nouveauté : L’extrudeur :

Bon… Alors personnellement j’aime et j’aime pas… oui c’est difficile à expliquer.
Le système à simple engrenage à fait ces preuves et Creality a rajouter un système de levier très bien pensé pour débrayer l’extrudeur et insérer le filaments en douceur et vraiment facilement. L’entraînement du plastique se fait sans problème, ni aucun bruit de ressort. Par contre, curieux comme je suis j’ai voulu l’ouvrir pour vous faire quelques photos du système et là bam ! c’est bourré de petite pièce, un petit geste malheureux de ma part et tout a volé en éclat, sérieusement, j’ai mis au moins 30 minutes à le remonter et les pièces sont petites, j’aurais facilement pu en perdre une dans mon atelier.

Donc à la limite, sur l’extrudeur : tant que ça marche pas touche !! Et désolé j’étais tellement concentré sur le remontage que je n’ai pas fait de photos …..

5 – Le capteur de filament :

Comme vous le savez je ne suis pas fan de ce type de système surtout quand Creality t’envoie une bobine de PLA dans le carton mais que celui-ci est carrément fixé dans la bobine en fin de course, donc quand vous arrivez au bout… “hé bé l’esstrudeur y peut pas tirer sur le PLA restant nan nan nan et donc là : y sert à rien ton capteur …” et puis là franchement il est carrément trop près de l’entrée de l’extrudeur et mes gros doigts ne passe pas entre l’espace pour guider le fil.
Un morceau de PTFE reliant la sortie du capteur et l’entrée de l’extrudeur aurait vraiment simplifié l’opération. Je vais voir si c’est réalisable car en fait j’y pense en écrivant ce test… C’est un système photoélectrique qui a été utilisé ici, je préfère ça à un système d’interrupteur qui a tendance à jouer des tours à force d’usure ou même parfois sur des variations de diamètre de filament.

Voilà ce dont je parle, un retour de PLA dans l’intérieur de la bobine, impossible à retirer sans pince, dans ce cas de figure le système de détecteur ne sert strictement à rien. ( Par contre le système de notre partenaire Hotends.fr si : Le fameux Dual Guard Sensor )

6 – L’écran tactile :

Grand écran couleur tactile, très réactif et précis. Il permet d’appeler toutes les fonctions de la machine.
C’est intuitif, facile à comprendre, je ne sais plus si je l’avais dit pour le test de la Hornet mais je préfère vraiment les écrans tactiles à la vieille molette de sélection parfois trop imprécise.
L’écran est de qualité vraiment supérieure, pas besoin de taper dessus comme un sourd, il réagit vite juste en l’effleurant, c’est une des parties que je préfère sur la CR6 SE.
Il se positionne sur le côté de la machine, incliné, c’est très ergonomique. J’aurais préféré que le lecteur de la carte SD (et non micro SD) y soit associé mais bon, il est en façade de la machine, ce n’est pas vraiment gênant.

7 – Les options supplémentaires :

  • Le tiroir : Personnellement j’aime bien le petit tiroir sous la machine pour ranger tout ce dont vous avez besoin. C’est pratique, ne me dites pas “ouai … gadget” car je les vois passer vos prints pour coller à vos bécanes les clefs et la pince ! Donc la pas la peine de l’imprimer, il est fourni.
  • Les deux axes X et Y possèdent des systèmes de tensions des courroies, agrémentés d’un petit effort de design pour les intégrer sur la machine, c’est très joli.
  • Comme je vous l’ai dit plus haut un double Z, synchronisé par une courroie en haut des axes Z.
  • Un petite poignée de transport en acier, qui vient se fixer sur l’arche reliant les montants du Z, pratique.
  • Un bed en verre trempé Ultrabase like, bien, adhérents à 60°, à 40° rien ne tiens. Donc je vais vous faire les recommandations comme un marchand de machine à laver : tout à 60° minimum, et comment je le sais me direz vous ? Et bien parce que j’ai essayé.
  • La carte mère c’est du classique de chez Creality. 32 bits (STM32F103RET6), bloc d’alimentation de qualité Mean Well 24V/350W. Elle se met en chauffe rapidement en 4/5 minutes les température sont atteintes (je le redis : laisser chauffer votre bed au moins 8 à 10 minutes. J’ai mesuré encore une fois, lorsque la machine affiche 60° c’est au centre, la sonde de température n’est jamais sur un bord …. donc 50° mesuré sur les bords quand au centre 60°)
  • Quelques pièces détachées de la hotend sont fournies de base, une petite spatule, une petite pince coupante, de quoi être autonome de suite.
  • Évidemment le firmware propose le changement de filament en cours avec un système de mise en pause / reprise de print, je l’ai testé ça fonctionne bien.
  • Les drivers moteurs type TMC2209 offrent une qualité d’impression excellente et le silence …. 30db, que vient gâcher à lui tout seul le ventilo de l’alimentation.

End Stop optique sur l’axe z, sympa

….ailleurs c’est du standard.

Avec ce système aucun problème à envisager sur l’alimentation du bed.

Le câble management est plutôt réussi.

Le tensionneur de courroie sur l’axe X. C’est propre, travaillé, joli ….

Idem pour l’axe Y, c’est bien intégré à la machine.

Un système d’accroche rapide et de maintien du bed en verre, top ! Fini les pinces à dessin

Toutes les zones sensibles sont bien protégées, je suis assez d’accord avec le Guero Loco qui dit dans sa review sur Youtube qu’il ne manque qu’un caisson pour équiper les écoles et les classes de technologies.

8 – Alors, vaut-elle le coup?

Indéniablement : oui ! C’est une belle machine, facile à prendre en main, qui, grâce à son système de leveling et son bed fixe, se passe des traditionnels ressorts sous le bed. J’étais septique au départ mais je suis obligé de constater que ça fonctionne.
J’adore l’écran tactile, le double Z synchronisé, la compacité du modèle, bref, en réalité j’avais conseillé pour débuter l’impression 3D la Hornet de Artillery mais la CR-6 SE fait aussi partie de ce type de machine. Vraiment facile à prendre en main et elle imprime parfaitement bien.

Mais les photos valent mieux que les mots alors je vais vous présenter les réalisations du test. À savoir que tous les fichiers imprimés sauf la fiole à poison sont sur la carte fournie. Toutes les techniques y sont présentes donc idéale pour un article. Pour voir mes réalisations perso, je posterai sur notre Instagram donc restez connecté.

Pour ce STL, j’ai utilisé la fonction pause et reprise pour finir sur une bobine de PLA Terre Cuite de chez Optimus. La transition s’est parfaitement déroulée.

il y a eu quelques traces ça et la de reprise de print mais rien de bien visible ni dommageable esthétiquement

Merci à Nozzler et Creality de m’avoir fait confiance pour ce test de la petite CR-6 SE qui vaut le détour et mériterait un peu plus de considération. Après on obtient pas vraiment mieux qu’une Ender donc à choisir pour toutes les petites innovations citées dans l’article.

À bientôt pour un nouveau test sur Nozzler et restez connectés sur nos réseaux ou je continuerai à publier mes réalisations avec la Creality CR-6 SE.

TEST RÉALISÉ PAR GUILLAUME MERCIER POUR NOZZLER.

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