Test de l’imprimante 3D Artillery Hornet

TEST RÉALISÉ PAR GUILLAUME MERCIER POUR NOZZLER.

Salut à toutes et à tous, on se retrouve sur Nozzler pour le test de la petite nouvelle imprimante FDM de la marque Artillery, après avoir remporté un franc succès avec les modèles précédents, la Sidewinder X1 et la Génius, la marque sort cette petite machine, stylée, en robe jaune, et à la surprise de beaucoup de fans de la marque …. en bowden.

Je ne vais pas vous cacher que je suis fan de leurs machines, je ne vais pas non plus faire de comparaison entre le modèle Génius et la Hornet, ça ne servirait à rien tant les choix d’Artillery pour développer cette machine sont clairs.

On peut déjà trouver beaucoup de questions sur les groupes dédiés à la marque Artillery et c’est normal quand tant de particularités qui font le succès des machines précédentes ont été abandonnées ici pour créer la Hornet.

Alors vaut elle le coup ? Pourquoi sortir cette machine ? Pourquoi acheter cette machine ? La Hornet pointe le bout de son dard et ça va faire mal !!!

1 – Présentation :

Cette nouvelle imprimante vient étoffer la gamme proposée par la marque d’une bien jolie façon, Artillery souhaite élargir sa clientèle en proposant une machine autour de 200 euros, mais de ce fait les concepteurs ont légèrement revu à la baisse les matériaux et technologies utilisés.

Certes une carte mère 32 bits à drivers silencieux type 2208 fait tourner la bête mais la Hornet n’a qu’un seul axe Z de 250 mm de hauteur et originalité de conception le moteur est installé en haut du portique, la force exercée sur l’axe est donc principalement en traction et non plus en poussée, l’axe en bas est dans le vide (cf photo) et de prime abord, le tout semble bien un peu branlant.

Au niveau de l’extrudeur le choix c’est tourné vers le bowden, alors non pas pour une question économique ce coup là mais bien pour placer une innovation technique très intéressante : le tube PTFE est inclus dans un câble connectique type aviation, je trouve cette idée tout simplement géniale, maintenant à voir à la longue si la question se pose de changer le PTFE en cas de débouchage impossible, mais nous en reparlerons plus tard.

Le lit chauffant, avec un revêtement de type Ultrabase est là encore collé au bed en alu, sur ce coup Artillery aurait pu rectifier la donne et je me demande encore pourquoi il ne l’ont pas fait. Je ne suis pas fan de la surface de construction collé au bed en alu, mais bon… il n’y a pas de capteur de leveling mais elle est pré-câblée pour installer un capteur type TouchMi/BLTouch et le firmware – un Marlin – est prêt aussi à le recevoir ; les fonction d’auto-leveling étant déjà disponible dans l’interface de commande, le leveling se fait donc à l’ancienne avec une bonne vieille feuille de papier et les molettes sous le bed.

La surface de construction est donc 220x220x250, ce qui la place dans la catégorie des Ender 3 et autre Genius.

L’écran est simple, petit, pas tactile, le choix des menus se fait par l’intermédiaire d’un bouton/molette cliquable et il supporte le port carte SD et non micro SD.

Côté design, là c’est une belle claque visuelle, empruntée à l’insecte dont elle porte le nom, tout un carénage anguleux et moderne, agressif, jaune vif, elle a tout du frelon et me fait penser à la Lamborghini Huracan pour les connaisseurs. Par contre là rien de nouveau non plus, ça fait bien longtemps que Tevo et leur célèbre Tarantula utilise ce genre de design, mais le look est sympa et en fait une belle imprimante de bureau. On pourrait déplorer le manque d’une poignée sur l’arche supérieure.

Le porte bobine est bien conçu, il vient se clipser sur le cadre de support du bed, en plastique injecté, il est très pratique d’utilisation.

L’extrudeur est monobloc, les deux ventilos matières sont enchâssés dans un carénage en plastique jaune qui sert aussi de conducteur de flux de refroidissement matière et heatbreak très efficace. Il se fixe avec 3 vis et son entretien est vraiment simplifié grâce à son design. Une tête type E3dV6 fait le job.

Les endstops sont des interrupteurs tout ce qu’il y a de plus classique, personnellement j’aurais préféré qu’Artillery reste fidèle à ceux utilisés sur leurs précédents modèles mais clairement, Artillery a joué la carte du prix de vente.

2 – Caractéristiques : 

  • imprimante livré en kit pré-assemblé : il vous faudra 15-20 minutes pour les vrais débutant, 5 à 10 minutes pour les utilisateur confirmés,
  • matériaux : à l’aise avec le PLA, l’ABS, le PETG, et même les filaments flexibles semi-rigide,
  • dimensions : 220x220X250
  • Extrudeur : 1
  • Capteur de leveling : non, mais précablé,
  • Buse : 0,4 mm
  • Diamètre filament : 1,75 mm
  • Connectivité : câble ou carte SD,
  • écran : LCD non tactile
  • résolution : de 0,1 à 0,32 mm
  • vitesse d’impression : jusqu’à 100 mm/s, très à l’aise à 60-65 mm/s vitesse à laquelle je l’ai utilisée pour les prints que vous verrez plus bas.
  • Carte mère : Artillery carte mère 32 bits, drivers type 2208
  • Extrudeur : type Titan
  • firmware : Marlin
  • Option : tensionneur de courroie à mollette sur l’axe x
  • prix : entre 196 et 240 euros, personnellement je vous déconseille de ne pas l’acheter au-dessus des 215 euros, sinon lui préférer la Genius, enfin c’est un avis personnel évidemment et qui n’engage que moi.

Voilà donc en gros les caractéristiques de la machine, à noter tout de même que l’extrudeur est monté pour un chargement par le dessous, que je ne trouve pas très pratique, contrairement à notre ami Guero Loco ;-).
À noter aussi le cable management qui est parfait. Tous ces détails en font vraiment un très bel objet en plus d’être une bonne machine.

3 – À l’usage :

Comme d’habitude, vous commencez à me connaître, je demande toujours du temps aux marques, du temps pour pouvoir imprimer et mettre à l’épreuve la machine, le plus long print a duré 4 jours et demi, sans aucun problème.

Le système tout intégré du bowden, avec son tube PTFE intégré au câble de connectique, moi je trouve ça génial, l’entretien de cette machine est simplifié au maximum et tend vraiment à généraliser la possession d’une imprimante 3D chez soi.
Artillery propose une vision, je pense que certains choix sont critiquables (je vous ai parlé des endstops par exemple), mais c’est clairement le genre de machine que je conseillerai à 200%, à n’importe quel débutant désirant commencer l’impression 3D.
Facilité de montage, facilité de réglage, design sympa, et le silence des drivers, bref Artillery a encore une fois réussi son pari. Cette Hornet va certainement diviser les fans mais il faut bien comprendre que nous ne sommes pas dans l’évolution correctrice de ses sœurs, c’est bien là une nouvelle machine, avec de vrais bonnes innovations comme Artillery a l’habitude de nous en proposer.

Comme je le dis à chaque fois, les photos valent mieux que les mots :

4 – Photos et print : 

Le fameux support bobine, rien à redire sur cette pièce, s’insère bien sur la machine.

Le moteur de l’axe Z en haut de l’axe 

Le système de couplage made in Atillery qui rend tout à fait inutile le double z sur cette taille d’imprimante.

la fin de la tige de l’axe z se retrouve dans le vide, personnellement je vais corriger ce problème, pas pour l’efficacité mais juste pour la finition.

les cheap endstops, après tout ils ont fait leur preuve mais bon …

le tensionneur de courroie sur le X, système qui se généralise maintenant sur l’ensemble des machines récentes.

le bloc hotend, ventilateur du heatbreak en façade et les deux ventilos matière sur le côté, la forme pyramidale dirige le flux d’air, on voit la connectique électronique type aviation, le ptfe étant au centre de ce câble.

Extrudeur titan, et l’autre extrémité du système bowden “tout en un”, il faut avouer que ça a de la gueule et fini les satanés Pneufits !!! Rien que pour ça je trouve cette idée brillante, plus de Pneufits à changer et Artillery nous dit “ce câble est construit et pensé pour accompagner la machine tout au long de sa durée de vie voir au delà”. J’espère tout de même qu’on pourra l’avoir en SAV, piece détachée, car on est pas à l’abris d’un morceau de PLA qui a gonflé dans le PTFE, c’est rare mais  … Personnellement j’adore vraiment ce système bowden innovant.

Endstop en x …. mouais ….

Carte SD, écran petit et monochrome, non tactile, molette cliquable, Marlin !!!!

Ensuite je vous laisse profiter des quelques réalisations, vous allez voir que je me suis vraiment amusé avec cette Hornet, l’ensemble des prints m’ont servi à vérifier si l’imprimante était à l’aise sur tous les paramètres qu’on attend d’une machine. Pour votre informations je test toujours les machines stock, donc ici l’extrudeur n’a pas était calibré, je n’ai touché à rien, les vitesses d’impression sont à 60 mm/s.
Pour le profil Cura j’ai tout simplement utilisé celui de la Génius, je vous laisse juger :

4 – Conclusion : 

On s’aperçoit vite que l’extrudeur demandera à être calibré, c’est évident et je dirais même plus : rien de surprenant, c’est à faire sur quasi toutes les machines en général. On voit bien qu’il a tendance à sur-extruder par moment et c’est d’autant plus marqué quand le plastique est d’une marque médiocre.

En revanche, elle est vraiment silencieuse, très jolie, elle imprime vraiment super bien en version stock, elle va faire un vrai carton. Je n’avais pas de filament flexible sous la main mais notre ami le Guero Loco en a passé avec succès. Le builtack est de bonne qualité et les pièces se décollent toutes seules une fois refroidies.

C’est sûr que même avec tout ça elle ne séduira pas les inconditionnels du direct drive mais je la classe largement au dessus de la Ender 3 qui pour moi perd définitivement sa place. Je souhaite qu’Artillery fasse un carton avec cette Hornet qui sera surement mon coup de cœur en ce début d’année.

La Hornet renforce encore l’idée chez moi qu’Artillery cherche vraiment à innover, à travers tous leurs modèles on sent le soucis de transformer et d’améliorer le monde de la 3D pour le rendre le plus universel possible. J’attend impatiemment le concentré de toutes leurs bonnes idées dans une seule et même machine… Artillery n’a pas fini de faire parler et de secouer le petit monde de la 3D. 

Merci à Artillery et à Nozzler de m’avoir fait confiance pour la réalisation de ce petit test sur la Hornet. Merci aux designers de nous partager toujours plus de STL sur les sites de partages dédiés. retrouvez nous sur Instagram ou nous postons régulièrement les réalisations avec les machines que nous avons en test. A très bientôt pour un nouvel article sur www.nozzler.fr

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