PETG Noir STRONGHERO3D

TEST RÉALISÉ PAR YOHAN RDZ DE LAYERPORN POUR NOZZLER.

Stronghero3D est une marque Chinoise de filaments pour l’impression 3D. Elle propose une large gamme de matériaux et couleurs différents. Pour ce test, nous nous penchons sur le cas du PETG Noir.

Qu’est-ce que le PETG ?

Le Polyéthylène téréphtalate glycolisé (ou PETG) est un des matériaux dit “techniques” les plus utilisé dans l’impression 3D actuellement. Il rassemble des propriétés de résistance proches de l’ABS avec une facilité d’impression proche du PLA.

Packaging : 

La bobine est livrée dans un carton simple, de la taille de bobine (pas de gaspillage). Il possède une fenêtre, utile pour visualiser en un coup d’oeil quel filament est présent à l’intérieur. Le vide d’air est bon et il y a l’habituel sachet de gel de silice. On trouve également une étiquette précisant la plage de température d’impression, à savoir 230-250°C. La température du plateau n’étant pas précisée, une simple recherche sur internet m’indique que je dois chauffer ce dernier aux alentours de 70-75°C pour une bonne accroche.

Stronghero3D Boite

Impressions : 

Toutes les impressions de ce test ont été réalisées sur une Alfawise U20 munie de dampers, TL Smoothers et d’un plateau magnétique Ziflex de chez Zimple3D.

Pressé de tester ce nouveau matériau, je me lance immédiatement dans l’impression du célèbre “3DBenchy” [https://www.thingiverse.com/thing:763622]. Je sélectionne une température de buse au milieu de la plage : 240°C et 75°C pour mon plateau. Je garde tous les autres paramètres par défaut sur mon profil PLA, je lance l’impression, et là… c’est le drame : 

Que s’est il passé ? Et bien il aurait suffit que je lise un peu mieux les différentes sources sur lesquelles j’ai trouvé l’information sur le plateau chauffant. Elles préconisaient TOUTES de réduire la vitesse par rapport au PLA… et par conséquent descendre entre 30 et 50 mm/s.

Je m’exécute donc et je lance l’impression de la version 2 d’un support pour pluviomètre que j’ai modélisé. Le PETG est censé mieux supporter la chaleur que le PLA et il faut dire que la première version en PLA a plutôt mal supporté la canicule :

Version PLA

Deuxième impression donc, et… deuxième erreur ! Enfin, c’est la même en fait, dans l’euphorie je n’ai pas modifié la vitesse quand j’ai ouvert mon profil pour des couches de 0.28mm.

Version PETG

Mais bon, il s’agit d’une pièce fonctionnelle dont l’esthétique m’importe peu, donc elle est montée telle quelle et jusque là, elle a bien survécu à 15 jours de plein soleil.

après 15 jours

Je décide de bien me concentrer cette fois et de lancer (à la bonne vitesse ^^) une tour de température [https://www.thingiverse.com/thing:2729076] pour trouver la température idéale, j’ai donc programmé Cura de façon à réduire la température de 5°C à chaque étage de la tour. J’ai débuté à 245°C pour finir à 220°C. 

Couches 0.2mm – 40 mm/s – Plateau à 75°C

Bon, difficile de déceler la température idéale, j’opte pour l’étage à 235°C. Oui je sais, l’impression n’est pas parfaite et c’est dû à mes paramètres de rétraction qui n’étaient pas parfaits.

J’affine donc, et je lance le célèbre “Cube de calibration” [https://www.thingiverse.com/thing:1278865] pour tester mes paramètres sur une impression rapide : 

Couches 0.2mm – 40mm/s – Buse à 235°C – Plateau à 75°C

Pour finir, vu que je voulais tester d’autres propriétés du PETG, j’ai imprimé un mousqueton [https://www.thingiverse.com/thing:1819242].
Alors bien évidemment, inutile de vous préciser qu’il n’est pas fait pour assurer votre sécurité, donc merci de ne pas l’utiliser pour grimper, soulever des charges lourdes, ni toute autre utilisation dangereuse.
J’ai voulu ajouter un maximum de détails donc j’ai descendu la hauteur de couches à 0.12mm et voici le résultat : 

Couches 0.12mm – 40mm/s – Buse à 235 – Plateau à 75°C

Conclusion :

Je suis globalement satisfait de ce filament même si j’ai eu un peu de mal à l’appréhender (il faut dire que je n’ai pas vraiment tout fait dans l’ordre). La couleur est bien noire et brillante, il s’imprime assez facilement une fois que l’on a les bons réglages. Je ne peux que vous le recommander, son rapport qualité est excellent et la qualité des impressions parlent d’elles-mêmes (encore une fois, dès que l’on a les bons réglages, mais c’est le cas pour tous les filaments).

Un grand merci à Nozzler et Stronghero3D pour leur confiance m’ayant permis de réaliser ce test.

NOZZLER